Entre Deux Rives : Quitter Hong Kong ou pas encore ?
- Aude Garderet

- il y a 4 jours
- 3 min de lecture

"On pense à rentrer de plus en plus... mais pas maintenant."
Combien de fois avez-vous prononcé cette phrase ? Dans un dîner entre expats à Central ? Au téléphone avec vos parents qui vieillissent ? Devant votre écran en regardant les photos de vos amis restés en France ?
Vous êtes à Hong Kong depuis combien d'années ? Cinq ? Dix ? Quinze ? Vous ne comptez même plus. Les meilleurs dim sum de Sheung Wan. Le ferry de 8h12. Votre cantonais approximatif qui fait sourire les commerçants.
Mais quelque chose a changé.
La vie la bas continue sans vous. Vos amis ont eu des enfants, divorcé, refait leur vie sans vous. Et vous, entre deux mondes, vous commencez à vous poser LA question : Et si c'était le moment de rentrer ?
Le piège du "pas encore. Je reste encore un peu."
Encore une promotion. Encore un bonus. Encore une année scolaire. Encore un peu de ce soleil, de cette liberté, de cette vie qui semble tellement plus RICHE qu'en France.
Mais soyons honnêtes. Derrière ce "pas encore", il y a une vérité qu'on préfère ne pas voir : on ne sait pas si on est PRÊT à affronter ce qui nous attend.
L'expatriation, ce n'est pas qu'un choix géographique. C'est aussi, avouons-le, une FUITE. De quoi exactement ? Ça, c'est la vraie question.
Hong Kong est devenu confortable. Vous êtes l'expat qui a osé partir, qui vit cette vie internationale que tout le monde envie.
Et puis il y a cette DISTANCE qui protège. Ici, pas de dîners de famille qui finissent mal. Pas de questions sur votre vie privée. Vous êtes LIBRE de vous réinventer.
Rentrer, c'est accepter de redevenir SOI. Avec TOUT ce que ça implique.
Ce qu'on refuse de s'avouer
Voici ce que peu d'expats osent se dire : on a besoin de croire que rester est le bon choix.
Parce qu'admettre le contraire, c'est reconnaître qu'on est peut-être resté TROP LONGTEMPS. Qu'on a raté des moments. Que la vie là-bas a continué sans nous.
On se raconte des histoires. Hong Kong offre plus d'opportunités ! Un meilleur salaire ! Et c'est VRAI.
Mais est-ce TOUTE la vérité ?
Ou est-ce aussi une façon de ne pas affronter ce qui nous attend ? Ce pays qu'on a idéalisé ("ah la France, le fromage !") ou diabolisé ("les impôts, la météo, les grèves...").
Il y a cette PEUR que le retour signe la fin de l'aventure. Comme si rentrer, c'était ÉCHOUER.
Mais ET SI le retour était lui aussi un acte de courage ?
Et si choisir consciemment de rentrer, pas par défaut, pas par culpabilité, mais par CHOIX, était le prochain chapitre de votre histoire ?
Les vraies questions:
Avant de décider, posez-vous CES questions.
Qu'est-ce que je fuis VRAIMENT ?
La France ? Ou une version de moi-même que je ne veux pas affronter ?
Qu'est-ce que je cherche ENCORE ici ?
Est-ce réel ? Ou juste une habitude confortable ?
Qu'est-ce qui m'attend VRAIMENT en France ?
La VRAIE réalité. Vos parents ont vieilli. Vos amis ont d'autres vies. Vous ne rentrez pas "à la maison", cette maison n'existe plus.
Comment faire de ce retour un mouvement VERS LE HAUT ?
Pas une régression. Une ÉVOLUTION consciente.
Parce que voici la vérité : la vie est MOUVEMENT.
Tout évolue. Tout se transforme. Ne pas choisir par peur, c'est DÉJÀ choisir la STAGNATION.
Transformer le retour en élan
Le retour ne sera pas ce que vous imaginez. Ni le paradis retrouvé. Ni l'enfer redouté.
La France aura changé. Vous aussi.
Vos amis ont des enfants que vous connaissez à peine. Des blagues privées dont vous n'avez plus accès. Vous découvrirez que vous êtes devenu(e) un(e) ÉTRANGER(ÈRE) chez vous.
Ce n'est ni bien ni mal. C'est JUSTE VRAI.
Comment faire du retour un ÉLAN ?
En choisissant CONSCIEMMENT.
Ne pas rentrer par DÉFAUT, par ÉPUISEMENT, ou par CULPABILITÉ.
Mais rentrer parce que c'est VOTRE décision. Mûrement réfléchie. En accord avec qui vous êtes devenu(e).
Cette décision n'est pas binaire. Elle est faite de NUANCES. De deuils et d'espoirs mêlés.
Vous avez le DROIT d'avoir peur. Le DROIT de douter.
Mais la stagnation par peur de choisir ? Ce n'est PAS de la prudence. C'est de la PARALYSIE.
Le retour n'est pas la fin de l'aventure. C'est le refus d'évoluer qui l'est.
Que vous restiez à Hong Kong ou que vous rentriez, ce doit être un MOUVEMENT vers l'avant.
Choisir, c'est VIVRE. Ne pas choisir, c'est déjà mourir un peu.
Si cette réflexion résonne avec ce que vous vivez, je vous invite à me contacter.
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